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 Frank Sinatra numéro 1 mondial de tous les temps

6/2/2008

 

Premier chapitre des leaders masculins en vente de disques de tous les temps.

« The Voice »… Aucun autre chanteur n’a mérité un tel surnom. Immensément populaire, il a réussi à survivre à toutes les modes, traversant l’histoire de la musique américaine avec l’aisance d’un patron. Charismatique et tranquille, sa manière d’être définit à elle seule le mot "crooner". Et aucun mâle à voix grave ne peut prétendre interpréter du swing ou des ballades pop sans l’imiter un jour ou l’autre.

Fils d’immigrés italiens pauvres, Frank Sinatra commence à chanter dans les années 30, au moment où l’usage du microphone se popularise, occasionnant une véritable révolution. Si, auparavant, il fallait absolument chanter fort, hurler comme un bluesman ou faire usage des techniques ancestrales de l’opéra, il est désormais possible de faire usage du murmure, de la confidence. Les voix graves, moins facilement amplifiées que les aiguës, ont tout à gagner de ce progrès.

 

 F.S. (1915/1998)


Ceci est la première chance de Frank Sinatra, la deuxième étant le moment musical critique où il apparaît. Les big bands, qui ont régné sur l’ensemble de la décennie, font de plus en plus appel à des chanteuses et des chanteurs vedettes, qui vont à leur tour triompher en solo dans les années 40. Ainsi, après des débuts prometteurs au sein du Hoboken Group, du nom de sa ville natale, Sinatra intègre-t-il logiquement l’un d’entre eux : celui d’Harry James, ancien trompettiste de Benny Goodman. En 1940, il rencontre Tommy Dorsey, chef d’orchestre très populaire à l’époque, et c’est à ces côtés qu’il obtient ses premiers succès, tels « I’ll Never Smile Again ». On l’aperçoit également à l’écran, avec Dorsey, dès « Las Vegas Nights » (1941).

C’est en 1942 qu’il franchit le pas et se lance dans une carrière solo. Immédiatement, le succès est au rendez-vous, avec « Night and Day », de Cole Porter. Benny Goodman le remarque et l’engage pour figurer dans un show. Très vite, le chanteur devient un phénomène. Les derniers titres de Tommy Dorsey qui font usage de ses services, en 1943, sont des hits : « There Are Such Things », « In The Blue Of The Evening », « I’ll Be Seeing You », « It’s Always You »… Avec opportunisme, Columbia réédite ses enregistrements chez Harry James et gagne son pari : « All Or Nothing At All » est numéro un des ventes, la même année.

Pendant, ce temps, le crooner poursuit sa propre escalade en solitaire de la célébrité. On lui confie des émissions de radio de plus en plus importantes et des interventions à l’écran qui confortent progressivement sa position, la consécration venant avec « Anchors Aweigh », de George Sidney (« Escale à Hollywood », 1945), où il partage la vedette avec Gene Kelly. Entre-temps, il accumule les numéros un : « Saturday Night (Is the Loneliest Night of the Week) », « Dream », « I Should Care », « If I Loved You », « You’ll Never Walk Alone »...

Après la guerre, son succès atteint des sommets, grâce à des standards comme « They Say It’s Wonderful », « Ol’ Man River », « September Song », « Mam’selle », « Some Enchanted Evening »… Toujours aussi à l’aise dans le swing, il excelle aussi dans les ballades tire-larmes et la grande variété familiale, séduisant finalement tous les publics. On citera à titre d’exemple son célèbre album de Noël, qui servira de modèle à bien d’autres. Il obtient donc de larges audiences avec ses shows radiophoniques et télévisés. La presse à scandale se délecte de ses amours tumultueuses avec Ava Gardner. C'est à cette époque qu'on commence aussi à parler du Rat Pack, la joyeuse bande de fêtards ou, aux côtés d'Humphrey Bogart ou de Dean Martin, Sinatra se fait remarquer par ses nombreux excès.

Au début des années 50, sa carrière musicale connaît cependant un relatif déclin. Menacé par les changements de mode et par les errances de sa vie privée (notamment ses problèmes avec la drogue), Sinatra voit ses relations avec son ancien label, Columbia, se dégrader. Il privilégie donc, avec brio, sa carrière cinématographique. Obtenant un Oscar en 1953 pour « From Here To Eternity », de Zimmerman, il joue aussi dans des classiques comme « Guys and Dolls » de Mankiewicz (1955), « The Man With The Golden Arm » (1955) de Preminger, où il livre une impressionnante performance d’acteur ou « Some Came Running » (1958) de Minnelli. Au cours de la décennie, il obtiendra malgré tout, chez Capitol, de grands succès musicaux avec « I’m Walking Behind You » (1953), « Young-At-Heart » (1954), « Learnin’ The Blues » (1955) ou « Witchcraft » (1958). Il se montre également intéressé par la forme de l’album, inaugurant avec « Song For Young Lovers », (1955) une longue série de disques thématiques, où il chante inlassablement ses compositeurs fétiches : Cole Porter, George Gershwin, etc.

Non seulement Sinatra parvient à survivre à Elvis Presley, mais il se révèle un modèle pour le King, qui adopte son art de la ballade. Avec l’arrivée des Beatles et des années 60, la carrière de Sinatra prend malgré tout un autre visage. Inaugurant le modèle dit « de Las Vegas », il accumule les marques de reconnaissance de la part du monde artistique, les concerts pharaoniques et les chiffres de vente confortables sans parvenir à se faire apprécier de la jeune génération.

1966 marque cependant son retour surprise, avec ce qui reste probablement son plus grand classique : « Strangers In The Night », qui se vend à des millions d’exemplaires dans le monde entier. Les jeunes redécouvrent alors ce chanteur qu’adoraient déjà leurs parents. Il renouvelle l’exploit l’année suivante avec « Somethin’ Stupid », en duo avec sa fille : l’icône pop Nancy Sinatra. Des songwriters de la nouvelle génération, tels Jimmy Webb ou Joni Mitchell, lui composent des chansons, qu’il recueillera sur son album « Cycles », disque d’or en 1968. Il interprète un nouvel hymne mondial en 1969 : « My Way », composé par un certain Claude François et traduit pour lui par Paul Anka.

A 50 ans passés, Sinatra est au sommet de sa gloire, et bien d’autres auraient considéré avoir tout dit, arrivés à ce point. Cependant, il ne parviendra jamais à vraiment prendre sa retraite, malgré une première tentative en 1971. De comeback en comeback, il parviendra à sortir l’inénarrable « New York, New York » en 1977 et à vaincre tous ses records de vente en 1993 (à l’âge de 78 ans) avec « Duets », un album où il rencontre Antonio Carlos Jobim, Willie Nelson, Stevie Wonder ou Bono de U2 ! Il meurt d’une crise cardiaque cinq ans plus tard, après une vie bien remplie.

Il reste une icône un peu monstrueuse du vingtième siècle, une star avec ses aspects lumineux et ses zones d’ombre. Homme à femmes, qui connut bibliquement Ava Gardner ou Mia Farrow, il fut parfois accusé de collusions avec la Mafia. Pour d’autres, il fut une des incarnations parfaites du Rêve Américain, un petit homme arrivé au sommet par la seule force de son talent.

 

Aujourd'hui, F.S. est bien le number one en vente de disques (plus d'un milliard) juste devant Elvis Presley.

Ci-dessous LE TUBE de F.S.

 

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Comments

 iaoranamafio, le 07-02-2008 à 15:59:27 :

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Figarette 006, le 07-02-2008 à 03:17:41 :

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               Bravo! *********** pour ces nouveaux articles 

 debactu, le 06-02-2008 à 17:41:55 :

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Salut !
Merci pour tes visites régulières !
+5*****.
Nous espérons te revoir demain sur Debactu et que tu nous laisseras un nouveau commentaire.

 hirondelle1, le 06-02-2008 à 14:07:21 :

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Bonne nuit
bisous à demain. Je suis très pressée

 JEUXDUNET, le 06-02-2008 à 07:54:25 :

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bonne journée coco
bisous
isa

chti, le 06-02-2008 à 04:10:51 :

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coucou Coco

tu ne pouvais pas me faire + plaisir qu'aujourd'hui...

My Way.... mon mari et moi en sommes ...hummmmmm...

c'est une de nos chansons préférées

bonne journée en Belgique... *****

bisousssssssssss

p.s : et ton Paon ? toujours dans le jardin ...?

 Dreamblues, le 06-02-2008 à 03:00:58 :

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dis c'est que le belges sont en alsace ...ils ont un humour fou pour ce qu"il est de carnaval ...je me suis bien amusée à regarder les infos régionales de ma région...ça c'est mettre l'ambiance un belge loll...belle journée à toi ...amitié

lilithewitch, le 06-02-2008 à 02:46:37 :

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Sorry Coco... Frank Sinatra...is not my cup of tea! ... en espérant que c'est permis d'exprimer son opinion et je voudrais ajouter de ne vouloir offenser personne par mes mots...! J'aime la musique, ne peux exister sans, mais parfois je nage à contre courant. Ce rêve américain de réussir dans la vie en montant les échelons jusqu'à devenir millionaire... cela existe partout, mais faut pas oublier que ces destins très particuliers resteront toujours l'exception... bref je préfère les gens normaux, avec les deux pieds sur terre, un petit côté mystérieux pouvant être sympa, mais si un mystère accompagne une personne tout au long de sa vie, alors là, Lili doute.   Après tout nous sommes tous égaux... ben le jour viendra où nous le saurons.

P.S.: J'attends avec impatience ton prochain blog... tu fais un beau travail... respectable sachant que tu es un retraité dont les journées et nuits sont trop courtes... c'est la vie Coco, certaines te l'avaient prédit, n'est-ce pas?

cliffette, le 06-02-2008 à 02:14:44 :

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Indémodable cette chanson.

Bon mercredi.

 Plumedoie, le 06-02-2008 à 01:54:58 :

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Indétrônable!!!
Il avait et doit toujours avoir
un charme fou en plus de sa voix!!!

Merci pour les pays!
Bisous*****
Bisous*****

 Lapetiteetoile, le 06-02-2008 à 00:41:55 :

coucou cocoheinen


Je vote toutes les étoiles.
Bonne journée.
Myriam

 monazimba, le 05-02-2008 à 18:48:59 :

Bonne nuit Cocoh, bises, Mona

 debactu, le 05-02-2008 à 18:01:30 :

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Merci pour ta visite !
+5*****.
Bon mercredi